[Helpc] États-Unis: les services de géolocalisation des téléphones débarquent timidement
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- Date: Sat, 3 Aug 2002 10:41:24 +0200
États-Unis: les services de géolocalisation des téléphones débarquent
timidement
Par Ben Charny, CNET News.com, avec Jerome Thorel
ZDNet France
30 juillet 2002
L'opérateur mobile américain AT&T Wireless propose un service de
localisation géographique destiné à ses abonnés. Ceux-ci peuvent savoir
où se trouve précisément la personne qu'ils appellent. Les défenseurs de
la vie privée sont sur le qui-vive.
Aux États-Unis, les systèmes de géolocalisation de personnes grâce à
leur téléphone portable n'ont pas que des applications dans les services
d'urgence, auxquels ils sont destinés à la base. Suite aux attentats du
11 septembre, les autorités ont en effet pressé les opérateurs de mettre
au point des technologies ad hoc en adoptant une série de dispositions
techniques, pour mener au fameux dispositif "E911". Elles disposent que
chaque opérateur doit être capable de repérer géographiquement un
téléphone émettant dans son réseau.
Les opérateurs utilisent aujourd'hui ces systèmes pour lancer des
services commerciaux de localisation "LBS" (Location-based Services).
Reste à savoir si les 140 millions d'utilisateurs américains de
téléphones cellulaires seront séduits par ces services de
géolocalisation.
Un degré d'intimité grâce à la fonction "invisible"
Les abonnés peuvent ainsi savoir où se trouve la personne qu'ils
appellent, ou obtenir le trajet pour se rendre au restaurant ou au
commissariat de police le plus proche. La localisation se fait par
triangulation, à l'aide de satellites ou d'antennes cellulaires balisant
un réseau. La position géographique d'un téléphone est calculée par sa
distance depuis au moins trois différents points fixes.
Pour l'instant, AT&T Wireless est le seul opérateur a avoir lancé un
service de ce type sur le sol américain. Baptisé
<http://www.attws.com/mmode/features/findit/FindFriends/> Find Friends,
il repose sur un système qui repère le lieu où se trouve un autre
téléphone portable. La précision se réduit à un croisement de rue en
ville, ou à 1,5 km dans des zones rurales, explique le porte-parole de
l'opérateur, Jeremy Pemble. Le service est proposé dans près de 24 zones
couvertes par le réseau de téléphone sans fil GPRS (General packet Radio
Service) d'AT&T Wireless. Il est proposé dans le cadre du service
"mMode" qui coûte entre 3 et 12,5 dollars par mois environ.
Le principe de Find Friends reprend celui des "listes d'amis" utilisées
par les logiciels de messagerie instantanée. La personne qui émet
l'appel invite la personne appelée à faire partie de sa liste, ce qui
signifie qu'elle pourra être localisée à tout moment à l'aide de son
téléphone. Elle peut accepter ou refuser, en indiquant s'il s'agit d'un
refus temporaire ou définitif. Les "amis" ont la possibilité de se
connecter en "invisible": si on les appelle, ils reçoivent un message
leur indiquant qui cherche à les localiser, précise Pemble.
Les autres opérateurs de téléphonie mobile, de Verizon Wireless (leader
aux Etats-Unis) à Sprint PCS, en passant par Cingular Wireless et
Voicestream, préparent eux aussi leurs "produits dérivés", mais rien de
bien concret pour l'instant.
Qu'advient-il des données personnelles de localisation?
Les défenseurs du respect de la vie privée, eux, sont dubitatifs face à
leurs promesses, notamment quand les opérateurs affirment que le
caractère confidentiel des données personnelles sera préservé. AT&T
Wireless, comme Verizon, affirment en effet ne pas revendre les
informations à des tiers, comme leur adresse de domicile privé.
Pourtant, les partisans de la confidentialité craignent que les
informations de localisation tombent entre de mauvaises mains, et
laissent par exemple le champ libre à des cambrioleurs, renseignés sur
la présence humaine dans une maison. AT&T se défend en insistant avoir
«bâti ce service en mettant la sécurité comme priorité».
Du côté des autorités, elles n'ont pas estimé nécessaire d'exiger des
opérateurs le moindre engagement. Mercredi dernier, la Federal
Communications Commission (FCC), qui régule le secteur des médias et des
télécoms, a refusé d'édicter des "lignes de conduite" pour la
profession, alors que c'est le principal lobby de l'industrie, la
Cellular Telecommunications and Internet Association (CTIA), qui
réclamait d'être ainsi "encadré" par un organe fédéral.
Enfin, il n'existe en ce moment aucune loi ni régulation fédérale aux
États-Unis encadrant l'accès légal aux "logs" de connexion des
correspondances électroniques (dont les traces laissées sur tout réseau
cellulaire). Dans l'Union européenne, la tendance est d'autoriser la
justice à y avoir accès, en réclamant leur conservation pendant une
période de douze mois environ. Dans l'industrie, cela pose déjà de
nombreuses questions éthiques, comme l'a expliqué
<http://cms1.zdnet.de:8090/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2119858,00.html>
à ZDNet France le P-DG de la société Webraska, principal acteur
technologique des services LBS.
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Shaka( Rudy)
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