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5 distributions Linux au banc d'essai
![]() Par Jerry Publié le
8/3/2002 |
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Le côté "Open
Source" de Linux conduit naturellement plusieurs sociétés mais aussi des
particuliers à réaliser leur propre distribution. Soit pour couvrir un
créneau spécialisé, soit pour tenter de prendre quelques parts de marché
sur un secteur qui pourrait s'annoncer prometteur. Nous n'allons pas
comparer ici les dizaines de distributions Linux existantes mais nous
focaliser sur les principales, celles qui sont mises à jour régulièrement
et que l'on peut trouver facilement (sur CD-Rom ou sur le Net).
Distribution
Commençons par une petite définition. Qu'est qu'une « distribution
» ? Les sources des principales briques logicielles de Linux étant
"libres", il est simple (NDLR : n’exagérons pas tout de même) pour
n'importe quel programmeur expérimenté de choisir des éléments à sa
convenance, de les assembler, d'ajouter ses propres créations et de
ficeler le tout sur un CD-Rom. Cela constitue une "distribution".
Première remarque, les logiciels contenus dans les
distributions sont pour la grande majorité ceux développés par la
communauté Linux. D'une distribution à l'autre, on retrouve donc bien
entendu un grand nombre d’éléments communs. L'apport (la plus-value) du
réalisateur d'une distribution consiste donc soit à faciliter la tâche de
l'utilisateur final, soit à apporter des spécificités que ne proposent pas
les autres.
On peut faciliter la tâche de l'utilisateur final en
simplifiant le processus d'installation par une reconnaissance automatique
du matériel.On peut aussi proposer des outils d'administration afin par
exemple de configurer une connexion Internet.
Une distribution
"spécifique" pourra quant à elle se spécialiser dans un domaine en
réunissant et configurant automatiquement tous les outils pour celui-ci.
On peut imaginer une distribution "spéciale bureautique PME" ou bien une
distribution "spéciale serveur d'hébergement Internet". Le gros avantage
de ces distributions spécifiques réside dans la rapidité de mise en
production du système. Il n'est plus nécessaire de passer des heures à
vérifier la sécurité ou à tout paramétrer puisque tout a déjà été fait à
la base.
Choix et protocole de test
Les distributions sélectionnées sont
: Suse Linux 7.2, Red Hat Linux 7.2, Mandrake Linux 8.1, Debian Woody et
Redmond Linux. Pourquoi ces choix me direz vous ? Les trois premières
constituent le trio de tête des distributions plébiscitées par les
utilisateurs. La Debian est fermement défendue par les utilisateurs
confirmés (défenseurs de Linux à leurs heures) et la dernière est une
distribution "clé en main" sans configuration.
Il n'existe pas
vraiment de "distribution ultime", mais plutôt une distribution adaptée à
un utilisateur. C'est pourquoi nous tacherons de mettre en relief les
points suivants de chaque distribution: - La prise en main - La
clarté des documentations et des assistants - La simplicité de
l'installation - La puissance des outils d'administration fournis
- La simplicité de mise à jour (upgrade) - Les choix réalisés en
terme de paquetages logiciels - La stabilité de
l'ensemble |
Linux Red Hat 7.2 -
Installation Red Hat est une des
premières sociétés à avoir misé sur la production de distributions pour Linux.
C'est d'ailleurs à cette société que l'on doit le système de gestion de
paquetages (packages) RPM qui permet d'installer et de désinstaller des
logiciels simplement sans se soucier des problèmes de compatibilité.
Installation
La Red Hat
7.2 propose dans sa version "boite" sept CD-Roms. Les deux premiers sont
utilisés pour l'installation. Un CD comprend les documentations, un CD comprend
des applications commerciales en démo, un autre des jeux en démo de l'éditeur
Loki et les deux derniers contiennent les sources des logiciels présents sur les
deux premiers CD.
Le premier CD est bootable. Pour débuter l'installation,
il suffira de l'insérer dans le lecteur et de modifier les paramètres du BIOS
pour que celui-ci démarre dessus. Dans les rares cas où cela ne serait pas
possible (BIOS anciens), plusieurs autres solutions sont proposées comme la
création d'une disquette de boot depuis le DOS ou bien encore l'utilisation de
"loadlin" pour démarrer l'installation depuis Windows.
Dès le démarrage
un assistant en mode graphique se lance qui comprend dans sa partie gauche une
aide contextuelle sur les informations demandées en partie droite de l'écran. La
liste des claviers et souris proposés comprend du matériel standard et quelques
modèles connus (Logitech Cordless Desktop, Microsoft Internet Keyboard,
Microsoft Intellimouse...). L'utilisateur doit choisir lui-même son modèle de
souris, les trois boutons et la molette ne sont pas détectés automatiquement.
Quatre types d'installation sont alors proposées : Poste de travail,
serveur, portable ou personnalisée. Le choix d'une de ces installation
conditionnera les paquetages et les niveaux de sécurité qui seront
présélectionnés. Vient ensuite la délicate phase du partitionnement.
L'utilisateur peut soit laisser le programme partitionner automatiquement le
disque, soit le réaliser lui même avec l'outil maison (Disk Druid), soit le
faire avec l'outil standard (fdisk version Linux).
Si vous choisissez le partitionnement automatique, le
programme vous demandera s'il doit effacer les partitions Linux existantes,
effacer toutes les partitions ou s'installer sur l'espace inoccupé du disque
dur. Quelque soit l'option choisie, le système ajoutera des partitions Linux en
fonction de la classe d'installation choisie. Pour "poste de travail", on aura
simplement droit à une partition de swap, une partition de boot et une partition
"/", en classe "serveur", toute la panoplie des partitions Linux sera créé
(/home, /usr, /var). En cochant la case appropriée, on peut modifier
manuellement les choix réalisés par le système. Gros point positif, à tout
moment, il est possible en cliquant sur le bouton "précédent" de revenir à une
phase antérieure de l'installation et ceci tant que les partitions n'ont pas
été formatées.
Lors de cette phase, il est possible de créer des
partitions ext2 (la classique sous Linux), ext3 (la version journalisée du
système de fichier ext2), Raid logiciel, vfat (partition dos) et swap (partition
d'échange Linux). La partition sélectionnée par défaut est l'ext3 considérée
comme suffisamment validée et stable par l'éditeur pour être utilisé.
Red Hat propose ensuite d'installer Grub ou Lilo comme chargeur de
démarrage ou bien de ne pas en installer du tout. Le bloc du chargeur de
démarrage peut être installé soit sur le MBR soit sur le premier secteur de la
partition Linux (idéal pour ceux qui utilisent le chargeur de démarrage de
Windows NT ou un logiciel tiers comme XOSL. L'aide contextuelle est
très claire sur les choix à faire en fonction de la configuration du disque dur.
La configuration réseau qui suit se fait manuellement en entrant les
paramètres réseau (adresse IP, masque, nom d'hôte....) ou en demandant une
attribution dynamique à un serveur DHCP. La configuration pare-feu (firewall)
est elle-aussi très bien décrite. Par défaut, un firewall est créé avec un
niveau de sécurité moyen, c'est à dire que les ports inférieurs à 1023 sont
bloqués. Ce niveau conviendra à une utilisation "poste de travail" et permettra
d'utiliser Internet en sécurité.
Les groupes de paquetages proposés sont fonction du type
d'utilisation sélectionnée précédemment, sachant qu'il est possible d'ajouter
manuellement n'importe quel autre paquetage de la distribution. Une utilisation
"poste de travail" affichera les groupes KDE, Gnome, Développement et Jeux
tandis qu'une utilisation Serveur affichera les groupes serveur (web, DNS, sql,
news, samba, FTP...). La choix de l'installation personnalisée affiche
l'intégralité des groupes de paquetage, c'est bien entendu ce type
d'installation qu'il faut conseiller au utilisateurs de Linux qui n'en sont pas
à leur première installation.
La carte graphique est détectée dans la
plupart des cas automatiquement.
Jusqu'à ce point, il aura toujours été
possible de revenir sur ses choix sans qu'aucune modification n'aie été apportée
au disque dur. C'est vraiment très agréable, autant pour un débutant qui avance
à tâton que pour un utilisateur expérimenté qui a simplement oublié un point.
Le "Guide d'installation" fourni n'est que peu d'utilité avec la
présence du menu contextuel en permanence durant l'installation. Notons tout de
même qu'elle est très claire concernant la spécificité de chaque classe
d'installation (Poste de travail, serveur, personnalisé, portable).
Linux Red Hat 7.2 –
Impressions
Après le redémarrage de la machine, la connexion se fait
le plus simplement du monde puisque c'est KDM (le gestionnaire de connexion de
KDE) qui la prend en charge. Nous avons trouvé étonnant que le paramétrage de la
connexion Internet ne soit à aucun moment proposé. Internet ne concerne "que"
33% de la population française mais tout de même, un petit "assistant" en fin
d'installation aurait été le bienvenu. Il va falloir aller chercher un peu.
Outre l'ensemble des applications installée, le menu de lancement
comprend un section "système" qui regroupe la plupart des outils de
configuration de Red Hat. On y trouve entre autre un "Internet configuration
Wizard", un "Network configuration", un "User manager", le "Service
configuration", un "gestionnaire de paquetages" ainsi que le "Update Agent".
C'est vers le "Internet configuration Wizard" que je me
dirige pour mettre en place la connexion ADSL. Les champs à renseigner sont peu
nombreux et on est heureux de cliquer sur le bouton "terminer" en ayant
finalement renseigné que le nom d'utilisateur et le mot de passe.
Malheureusement, cela paraissait trop simple, pas le moindre site qui veuille
bien s'afficher dans mon navigateur. Pas non plus de bouton "connecter à
Internet" qui n'apparaisse dans un quelconque menu.
Il aura fallu aller
chercher dans le "Network Configuration" la connexion précédemment créé pour
cocher l'option "activer au démarrage" et redémarrer la machine (ou bien
relancer manuellement le service réseau). Même si lorsqu'on connaît la démarche,
elle est finalement assez simple, le débutant qui souhaite se connecter à
Internet en ADSL avec sa Red Hat aura quelques difficultés.
Pour la
connexion par modem, les choses sont plus évidentes puisque plusieurs outils
sont proposés dont ceux de KDE qui apparaissent un peu partout dans les menus et
permettent de lancer la connexion simplement.
Autre reproche des "premiers instants". Nous avons, lors
d'une des installations qui ont permis d'écrire ce comparatif, fait un mauvais
choix de souris en prenant une souris 2 boutons PS/2 au lieu d'une souris 3
boutons avec molette. Mal nous en pris puisqu'il devient très difficile de
modifier ce choix après l'installation. L'utilisateur averti saura qu'il
suffit de modifier l'entrée correspondante dans le fichier XF86Config-4 mais le
commun des mortels pourra toujours chercher un menu pour le faire, il n'y en a
pas ! Pas plus qu'il n'y a de possibilité de re-paramétrer à partir d'un menu X
Windows la carte graphique ou les modes vidéos...
Mise à jour du
système La Red Hat 7.2 propose un
"Update Agent" qui permet après s'être enregistré électroniquement auprès de
l'éditeur de mettre à jour par Internet les paquetages du système. Lors de nos
essais, la mise à jour n'a donné de résultats que sur quelques éléments du
noyau. Cet outil qui pourrait être un excellent moyen de maintenir son système
avec les dernières versions de chaque paquetage n'est pas encore (et de loin)
l'outil ultime que les possesseurs de connexions haut débit pourraient attendre.
Nos essais de changer la carte graphique d'une ATI Radeon à une NVidia
Geforce 3 n'ont posé aucun problème puisque la nouvelle carte a été reconnue au
démarrage comme si de rien était et que l'écran de connexion sous X est apparu
comme d'habitude.
Suse Linux 7.2 -
Installation
La Suse est la seule distribution de ce comparatif qui ne
soit pas disponible sous la forme de fichiers .ISO téléchargeables librement sur
Internet. Une version de démonstration est proposée par l'éditeur qui permet de
s'en faire une idée sans avoir à faire d'installation mais celle-ci ne permettra
par une réelle utilisation de Linux.
Pour en avoir fait l'expérience, il
est presque impossible de faire une installation sans avoir acheté la version
boite. Avec ce premier handicap, et face aux autres distributions, la Suse va
devoir faire preuve de beaucoup de qualités pour être retenue par un grand
nombre d'utilisateurs qui pensent que Linux rime forcément avec "gratuit".
Première impression : la version boite "en jette". La boite est énorme,
contient cinq manuels, un superbe emballage pour les 7 CD et le DVD qui
composent la distribution et deux disquettes (boot et modules). Du grand art.
A noter que c’est la version professionnelle de la Suse qui a été
utilisée pour le test. La version personnelle ne comprend que 3 CD, pas de DVD,
ne contient ni le manuel de référence, ni le manuel réseau et ne contient pas
les outils de développement.
Le "Quick Install Manual" sera le premier compagnon
d'installation des débutants. Chaque étape de l'installation y est très
clairement décrite avec une copie d'écran systématique, des bulles d'aide
numérotées et des remarques. Sur l'écran, l'approche adoptée est similaire à
celle de la Red Hat avec, à gauche l'aide contextuelle et à droite les actions à
entreprendre.
Après avoir sélectionné clavier, langue et zone horaire et
si l'on conserve les options par défaut, Yast 2, l'utilitaire d'installation et
de configuration de la Suse, n'affiche même pas le partitionnement du disque
s'il trouve de l'espace libre. Le débutant n'y verra que du feu et ne sera pas
paniqué à l'idée de toucher aux partitions. Voila une bonne idée. Si par
contre la place nécessaire n'est pas disponible pour installer la distribution,
il vous sera demandé de choisir une (des) partition(s) à effacer ou à
redimentionner. Pour permettre le redimentionnement d'une partition (Windows par
exemple) sans effacement des données le disque ne doit contenir qu'une seule et
unique partition. Dans ce cas, la mise en œuvre est très simple et il suffira de
déplacer un curseur pour redimentionner la partition Windows existante.
Les experts auront le loisir de partitionner manuellement
leur disque. Les partitions existantes sont listées, il n'y a malheureusement
pas de petit graphique qui aide parfois à s'y retrouver lorsque le disque dur
contient un grande nombre de partitions. Il faut donc jongler avec les /dev/hda3
et autres /dev/hdb6. Les systèmes de fichiers proposés sont au nombre de trois :
ext2 et swap (les classique) et ReiserFS (un système de fichiers journalisé
alternatif à ext3 proposé par la Red Hat).
La sélection des paquetages
logiciels se fait en deux étapes (les débutants apprécieront une fois de plus).
On commence par indiquer grossièrement l'utilisation (minimal, minimal avec X
sans KDE, standard, standard avec Office ou tous les paquetages). Le débutant
pourra en rester là, l'utilisateur confirmé pourra personnaliser les paquetages
dans un premier temps en choisissant des groupes (jeux, tout de KDE,
développement, multimédia, réseau/serveur) et dans un deuxième, chaque paquetage
individuellement. Les développeurs apprécieront que l'on puisse choisir
d'installer les sources de tous les programmes installés automatiquement.
Le choix individualisé des paquetages est, à mon avis, le plus convivial
des cinq distributions testées bien qu'étant le plus simple. Le nombre de
sous-groupes est important ce qui permet, même lorsqu'on ne connaît pas le nom
des logiciels de faire des choix rapidement. Il est possible de classer les
paquetages par taille ce qui est utile lorsqu'on souhaite gagner un peu de place
à l'installation et que l'on ne sait pas bien quel paquetage supprimer ou
ajouter. Un description courte apparaît en direct dans la liste ce qui simplifie
d’autant le choix. Les sous groupes et les descriptions ne sont par contre par
complètement traduits. Dommage.
Nous avons noté parfois quelques écarts déconcertants
entre l'aide contextuelle (partie gauche) et les choix à faire (partie droite).
Par exemple sur l'installation du chargeur de démarrage lilo, à droite un des
menu proposé est "Ne pas installer Lilo (autre gestionnaire d'amorçage)" tandis
que dans le menu contextuel, cette option est nommée "installer Lilo sur la
partition /boot". Ces erreurs sont assez déroutantes, parfois même pour un
"non-débutant".
Comme lors de l'installation de la Red Hat, ce n'est
qu'après toutes ces étapes que des modifications seront apportées au disque dur.
C'est clairement mentionné et c'est appréciable. A tout moment, il sera possible
de revenir dans les choix précédents ou d’annuler une installation.
Débute ensuite la copie des fichiers sur le disque dur... Et si vous
n'avez pas la chance de posséder un lecteur DVD, c'est la valse des CD qui
commence. Pour peu que vous ayez été un peu éparse dans le choix des paquetages,
ce sont les sept CD-Rom qu'il faudra insérer les uns après les autres dans le
lecteur.
L'installation se termine par la possibilité de configurer le
réseau, l'imprimante, le modem et la carte son. Aucun redémarrage de la machine
n'est nécessaire pour voir apparaître le premier écran de "login". C'est
agréable.
Suse Linux 7.2 -
Impressions
Toutes les
partitions du disques dur ont été détectées correctement et des raccourcis vers
les partitions Windows ont été installés sur le bureau. Elles sont montées
automatiquement au démarrage et l'utilisateur courant possède un accès en
lecture et écriture sur celles-ci (ce qui paraît être le choix le plus commun).
C'est pratique.
Par contre, Suse Linux monte les partitions dans des
répertoires qui ne sont pas vraiment en conformité avec la "tradition Linux". On
trouve donc un /windows dans lequel se trouvent des répertoires correspondants
aux lettres de chaque lecteur Windows détecté. De même pour les autres
partitions Linux qui sont montées dans /data1, /data2... Un choix qu'on a
beaucoup de mal à expliquer.
Un petit tour dans le menu de lancement des
applications nous montre que le sous-menu "Système" est bien rempli. Des
raccourcis sont établis entre des intitulés clairs (exemple "Configuration /
ADSL" ou "Configuration / Add User") et l'outil correspondant. La plupart du
temps, c'est YAST2, l'outil maison, qui s'occupe de cette lourde tâche.
Cet outil vient agréablement compléter les manques des outils de
configuration de KDE. On trouve également l'outil SaX2 qui permet de configurer
le serveur X (interface graphique). Cet outil est certainement le plus complet
et le plus simple d'utilisation qu’il nous aie été donné de voir sous Linux.
Nous avons procédé à notre test de changement la carte graphique (comme
pour la RedHat). Mal nous en a pris puisque la nouvelle carte n'est pas détectée
au démarrage et que le système reste en mode console. La solution la plus simple
pour s'en sortir consistera à lancer SaX2 en ligne de commande. Celui-ci se
rendra malheureusement compte que le paquetage comprenant les pilotes de la
nouvelle carte ne sont pas présents sur le disque mais ne proposera pas
d'insérer le CD correspondant de la distribution. Il faudra noter le nom du
paquetage requis, le chercher sur l'un des 7 CD de la distribution, l'installer
avec ses dépendances et relancer SaX2. C'est bien trop compliqué pour un
débutant.
Debian Woody -
Installation La Debian est une
distributions qui n'est pas vendu en version boite. Il est possible de se
procurer un CD-Rom par correspondance pour les utilisateurs qui n'ont pas la
chance d'avoir une connexion Internet haut-débit mais la manière la plus simple
consiste à télécharger les images ISO de la distribution. Cette distribution est
réputée comme étant LA distribution des utilisateurs avertis de Linux.
Le CD-Rom est bootable et l'installation se fait intégralement en
mode texte.
La procédure d'installation consiste à répondre à des
questions en utilisant uniquement le clavier (la souris étant désactivée). Un
débutant stoppera rapidement sa tentative au vu du type de question posée. La
deuxième question concernant par exemple la création d'une partition de "swap".
Pour qui n'a jamais installé de système Linux, ce terme marquera une "fin de non
recevoir" définitive pour cette distribution.
Si une partition Linux
existe sur le disque, il suffit ensuite de la choisir pour en faire la partition
principale du système. Dans le cas contraire il faudra obligatoirement passer
par l'utilitaire cfdisk qui permet de modifier la table des partitions
(création, suppression...). Ce n'est pas "sorcier" mais il faut savoir ce que
l'on fait car au moment de la validation, la table des partitions est écrite sur
le disque sans possibilité d’annulation.
Puis vient la délicate phase de
la sélection des modules et de la création du noyau (kernel). Lors de cette
phase, il ne sera pas laissé de place au hasard et il faudra choisir un à un
chaque module que contiendra le noyau Linux. Si vous n'avez pas une grande
expérience de Linux ainsi qu'une connaissance détaillée du matériel qui compose
votre machine, cela ne sera définitivement pas faisable. Il faudra en effet
savoir que le nom du module de votre carte réseau est par exemple "ne2k-pci" que
celui de votre chip sonore est "via 82cxxx-audio" et ainsi de suite. Aucune
détection automatique du matérielle n'est présente. C'est très contraignant
mais cela conserve l'avantage d'installer uniquement les modules nécessaires.
L’installation n’en est naturellement que plus légère et plus stable.
Après la sélection du chargeur de démarrage, avec au choix
une disquette de boot, l'écriture du MBR ou l'installation de lilo sur le
premier secteur de la partition "/", le système redémarre et vous laisse choisir
les paquetages logiciels. Le nombre de groupes de paquetages est fonction du
nombre de CD téléchargés pour la distribution avec, par exemple : desktop
environnement, dialup system, games, DNS server, Web server, file server, C and
C++... Il est bien sûr ensuite possible d'ajouter ou de supprimer au cas par cas
des logiciels d'un de ces groupes, mais l'outil proposé est loin d'être un
modèle d'ergonomie. C’est lourd à utiliser et pas forcément très clair.
Un série de questions est ensuite posée afin de configurer
certains éléments du système (SSH par exemple) puis la copie des fichiers
débute. Contrairement à toutes les autres distributions de ce comparatif, Debian
n'utilise pas le format de paquetages .RPM mais un format propre le .DEB. Nous
ne rentrerons pas dans l’éternel débat entre ces deux formats de paquetages.
Disons simplement que les deux gèrent les dépendances et que le format .rpm est
un peu plus répandu.
Suivent de nouveau une série de questions
concernant le compte mail (on se demande tout de même ce qui justifie la
présence de ces questions à ce moment là de l'installation et pas dans une phase
post-installation).
Debian Woody -
Impressions
Le premier point important à préciser au sujet de la
Debian c’est que c’est la seule distribution développé par une association. Elle
est résolument orientée vers les utilisateurs et ne se soucient pas d'impératifs
commerciaux (ce qui n’est pas le cas d’autres distributions qui enchaînent les
nouvelles versions à rythme soutenu). Cela garanti une grande stabilité du
système et des problèmes de dépendances et de conflits réduits entres les
logiciels.
C’est la communauté Debian qui fait avancer la distribution
en proposant son support (assistance techniques par le biais de forum et
nouveaux développements). La Debian attache une grande importance au côté «
libre » de la distribution en séparant les paquetages en fonction de leur type
de licence. Certains logiciels commerciaux ou dont la licence ne reprend pas ce
concept ne sont donc pas inclus dans la distribution. C’est par exemple le cas
de StarOffice.
Les développeurs de la Debian respectent au maximum les «
spécifications » Linux, en particulier pour le système de fichier et n’utilisent
pas d’outils « maison » pour l’administration. Ce choix qui rend les débuts avec
cette distribution difficiles permet à un utilisateur qui la maîtrise de savoir
se débrouiller avec n’importe quel système linux. Il faut en effet passer par
l’édition de fichiers de configurations et par la compilation pour paramétrer le
système.
Linux Mandrake 8.1 -
Installation Mandrake Software a
certainement favorisé la popularisation de Linux auprès d'une tranche
d'utilisateur qui avaient un peu "peur" de se lancer dans l'aventure. Cette
société à été une des première à proposer un système d'installation entièrement
graphique avec moult assistants. Aujourd'hui décrié par les plus puristes des
utilisateurs de Linux, cette distribution enchaîne les nouvelles versions à un
rythme soutenu. Cette pratique n'est pas du goût de tous les utilisateurs et
certains y voient une dérive marketing au détriment de la stabilité et des
fonctionnalités.
Le premier CD-Rom de la distribution est bootable,
comme à l'accoutumée mais, ici encore, il sera possible de créer une disquette
de démarrage depuis Windows avec les outils proposés sur le CD.
L'installation débute par le classique choix de la langue.
Il vous sera ensuite proposé de choisir entre deux classes d'installation,
"recommandée" ou "experts". Dans la première, le nombre de questions posées sera
limité au maximum tandis que dans la seconde, vous aurez accès à chacun des
paramétrages.
En classe "recommandée", ma souris cinq boutons et molette
est automatiquement détectée comme une souris PS/2 standard (exit donc le
troisième bouton et la molette si pratiques sous Linux). Ce choix de ne pas
laisser à l'utilisateur, même débutant, le loisir d'utiliser l'assistant de
choix de la souris est particulier. Surtout si l'on précise que celui-ci est le
meilleur de toutes les distributions étudiées. Il suffit en effet de choisir un
modèle puis d'utiliser tous les boutons de la souris pour que petit à petit
ceux-ci soit détectés et configurés, molette comprise.
En classe
"experts", il vous sera demandé de choisir le niveau de sécurité de
l'installation (faible, moyen, élevé). Dans le menu d'aide contextuel, il n'est
absolument rien indiqué sur ce qu’entraîne chacun de ces choix et il est
conseillé de choisir le mode "faible" par défaut. Ce parti pris de Mandrake
favorise la simplicité d'utilisation en limitant les contraintes d'un firewall
par exemple mais le manque d'information est très pénalisant pour un utilisateur
avancé qui souhaite connaître ce qu’entraîne chacun de ses choix.
Linux
Mandrake sera ensuite capable d'installer la distribution sur une partition
existante (effacement des données), en effaçant tout le disque, en
redimentionnant la partition Windows ou bien par le biais de l'outil de
partitionnement maison "Harddrake". Lors du choix d'un redimentionnement
d'une partition Windows, l'utilisateur est mis en garde sur les risque inhérents
à cette opération. Pour un utilisateur qui possède quelques bases dans le
partitionnement, c'est l'outil Hardrake qui s'avère le plus efficace et qui
permet surtout de savoir ce que l'on fait. Le disque dur est représenté
graphiquement et toutes les manipulations (création, redimentionnmement,
suppression) se font à la souris. Un mode expert permet, toujours en restant sur
une représentation graphique d'avoir accès à plus d'options. Il permet la
création de n'importe quel type de partition reconnues par fdisk (ext2, vfat,
ext3, ReiserFS mais aussi NTFS, QNX et d'autres).
Le débutant n'ayant pas encore la culture du "point de
montage" sera tout de même un peu perdu sans documentation et devra se rabattre
sur le "partitionnement automatique" qui créé dans l'espace non formaté une
partition "/", un partition "/home" et une partition de "swap". Une aide
contextuelle est présente sur cette page mais elle n'explique pas du tout ces
concepts. Elle propose par ailleurs des options qui ne sont pas disponibles dans
les menus (assistant, sauvegarder la table des partitions sur disquettes...).
Erreur de traduction ?
L'outil de partitionnement de Mandrake,
"Harddrake", n'en est pas moins le meilleur outil toutes distributions
confondues. Comme pour ses consœurs, Linux Mandrake propose ensuite le choix des
paquetages logiciel. Dans un premier temps, ce sont des groupes qui sont
proposés, il est ensuite possible d'affiner le choix paquetage par paquetage.
Le nombre de groupe est assez important ce qui permet, sans passer par
la sélection individuelle, de personnaliser correctement l'installation. On peut
choisir parmi Station de travail Bureautique, Jeux, Multimédia, Internet,
Configuration, Ordinateur réseau (client), Application Scientifiques,
Applications Console, développement, documentations, KDE, Gnome ainsi que parmi
six types d’utilisation d'un serveur (web, ftp, dns...). Ce vaste choix permet à
un débutant de ne pas avoir à se perdre dans des noms de logiciels parfois
abscons sous Linux en se limitant à la sélection de groupes.
L'utilisateur expérimenté ajoutera ou supprimera
manuellement les paquetages qu'il désire. Chaque logiciel est accompagné d'un
descriptif mais très fréquemment en anglais.
Jusqu'à ce point, il sera
possible à tout moment de modifier un choix dans l'installation, ceci sans
forcément avoir à retraiter tous les points suivants (ce qui n'est pas le cas
avec la Suse et la RedHat qui utilisaient des boutons "suivant" et "précédent").
Linux Mandrake utilise KDM pour la gestion de la phase de connexion
(login) et propose de ce fait d'utiliser les fonctionnalités de cet outil. Il
sera par exemple possible de configurer la connexion automatique sans saisie du
login et du mot de passe au démarrage de la machine (fonctionnalité intéressante
dans le cadre d'une utilisation à domicile).
C'est la seule distribution
de ce comparatif qui permette de configurer la connexion Internet pendant la
phase d'installation. Linux Mandrake reconnaît tous les principaux type de
connexion Internet (RTC, ADSL pppoe, speedtouche USB, RNIS, Lan...). C'est un
bon point dans la mesure où le débutant n'aura pas à fouiller dans les options
et les menus pour installer sa connexion Internet.
En mode "experts", il
est possible de choisir quels services seront activés au démarrage.
Sur
la phase d'installation du gestionnaire de démarrage (lilo, grub), les
informations de l'aide contextuelle ne sont pas très claires et le système
conseille de l'installer sur le MBR par défaut ce qui pourra causer quelques
soucis à certains. Le choix de Debian, de RedHat ou de Suse de proposer la
création d'une disquette de boot par défaut est moins risqué. Ce choix n'est
pour la Mandrake proposé que dans le cadre de la classe d'installation "experts"
ce qui est assez contradictoire, l'expert sachant, par défaut, ce qu'il fait.
Linux Mandrake 8.1 -
Impressions
La connexion Internet configurée pendant l'installation
est fonctionnelle dès la première connexion. Cela fait plaisir.
Le
bureau contient un raccourci vers le "Mandrake Control Center". Cet initiative
est intéressante pour le débutant qui ne sait jamais trop où chercher pour
accéder au paramétrage de son système.
Cet outil de configuration
contient, comme pour la Suse mais en beaucoup moins complet des outils de
paramétrage complémentaires à ceux de KDE. On trouve la configuration de la
connexion Internet, le partage de cette connexion, les services lancés au
démarrage, un gestionnaire de paquetage (qui fait un peu doublon avec celui de
KDE), la configuration du niveau de sécurité et du pare-feu et la gestion du
matériel (Harddrake).
Redmond Linux -
Installation
Petite précision
au moment du bouclage de l’article, Redmond Linux a changé de nom et se nomme
maintenant Lycoris. Comme nous le précisions dans l'introduction de ce
comparatif, la distribution Redmond Linux possède comme caractéristique de
proposer le plus simplement possible un environnement de bureau à l'utilisateur.
Nous allons voir que ce choix se retrouve dans la procédure d'installation.
Comme pour toutes les autres distributions de ce
comparatif, le CD d'installation de la Redmond Linux est bootable ce qui permet
de débuter l'installation simplement après avoir indiqué au BIOS du PC de
démarrer sur le lecteur CD. Pour les bios les plus anciens, il sera toujours
possible de créer une disquette de démarrage ou de débuter l'installation depuis
Windows (via loadlin).
L'installation débute par la configuration de la
souris qui est plutôt bien reconnue puisque c'est le même principe que pour la
Mandrake qui est adopté avec un visuel sur la souris. Celui-ci permet de
s'assurer que les trois boutons et l'éventuelle molette sont reconnus.
Suivent la configuration du clavier qui ne pose vraiment aucun problème
et la détection de la carte graphique. La Geforce 3 de la machine de test est
détectée sans problème avec ses 64Mo de mémoire, preuve que les pilotes XFree
sont récents.
La délicate phase de partitionnement propose soit
d'utiliser l'intégralité du disque dur, soit d'utiliser l'espace non
partitionné, soit de choisir une partition existante, soit de repartitionner le
disque.
Le repartitionnement est plutôt sommaire puisqu'il permet
uniquement la suppression de partitions existantes, la création de nouvelles
partition dans un espace non partitionné et le positionnement de points de
montage. Dans les trois autres cas, la procédure est très simple. L'aide
contextuelle sur la droite de l'écran d'installation contient les informations
minimales pour répondre aux questions posées.
La création d'utilisateurs
et la configuration qui suivent ne demandent aucune compétence particulière.
Pour la plupart des utilisateurs possédant un modem RTC, il leur suffira de la
choisir dans la liste proposée pour qu'il soit installé automatiquement.
Les options proposées lors de l'installation du gestionnaire de
démarrage sont des plus sommaires puisque les seuls choix proposés seront
l'utilisation ou pas du "boot loader" Redmond Linux (il faut en fait deviner «
l'installation de Lilo sur le MBR ou sur le premier secteur de la partition de
boot Linux »).
Aucun choix n'est proposé pour la sélection des
paquetages, tous les paquetages du CD sont automatiquement installés. Durant la
copie des paquetages sur le disque un jeu de solitaire est proposé pour
patienter. une idée simple mais qui permet de patienter agréablement lorsqu'on a
pas de documentation papier à lire.
Autre idée intéressante, le
programme d'installation n'attend pas d'avoir terminé de vous poser des
questions pour débuter la copie des paquetages ce qui réduit encore d’autant
l'attente pendant cette phase.
Aucun redémarrage n'est nécessaire avant
de se retrouver face au premier écran de connexion(login).
Pour un
utilisateur ayant déjà installé Windows, l'installation de Redmond Linux ne pose
aucun problème si ce n'est la barrière de la langue. Le nombre d'écran de
configuration est réduit à sa plus simple expression et cela ne sera pas pour
déplaire aux nouveaux venus. Les experts passeront directement leur chemin ne
sachant même pas de quoi est composée leur installation et n'ayant finalement
aucune possibilité de la paramétrer.
Redmond Linux -
Impressions
Première
constatation, on s'en doutait un peu, la distribution n'est pas localisée. Tous
les menus, logiciels, aides sont donc en anglais (NDLR: les auteurs de cette
distribution annoncent qu'ils sont en train d'y travailler pour les futures
version).
C'est KDE qui est choisi comme gestionnaire de bureau.
L'interface et les icônes sur le bureau sont définis pour ressembler au maximum
à un Windows. Un icône "Network Browser" permet de naviguer (par le biais de
Samba) sur un réseau local composé entre autres de postes Windows sans avoir eu
à configurer quoi que ce soit. C'est très appréciable.
Redmond Linux
n'apporte par contre aucun outil d'administration qui lui sont propres, ce sont
les outils du monde Linux et particulièrement de KDE qui sont proposés (KDE
control Center, Kpackage, KdiskFree...).
La distribution contient un
outil pour chaque utilisation courante d'un PC. Un navigateur Web (Mozilla), un
client FTP (gFTP), un client mail (Mozilla email), une suite bureautique
(Koffice), un logiciel de retouche (The Gimp), un player audio (Xmms), un player
vidéo (aKtion!), un outil de gravure (KonCD)...
Ces choix sont conformes
à l'objectif de la distribution mais un débutant pourra difficilement s'en
écarter puisque le CD d'installation ne contient rien d'autre. Il sera par
exemple quasi impossible pour un non initié de se connecter à Internet autrement
que par modem RTC, le support de la connexion ADSL ou cable n'étant pas prévu.
Il sera bien sur toujours possible de télécharger des paquetages au
format RPM et de les installer avec l'outil dédié.
Conclusion
Si l’on en croit le site Distrowatch qui recense
plus de 60 distributions Linux, les cinq distributions testées sont celles qui
intéressent le plus grand monde.
Après avoir passé plusieurs dizaines d’heures à installer et
utiliser ces distributions je vous donne mes conclusions, 100% subjectives.
La Redmond (nouvellement Lycoris) n’est pas une distribution qui permet
« d’apprendre Linux ». Les auteurs ont délibérément masqué le système afin de
créer un environnement qui se destine UNIQUEMENT à l’utilisation. On voit bien
l’utilité d’une telle distribution pour déployer dans des écoles ou des
entreprises des postes de travail à bas prix, rapidements installés et
fonctionnels et comprenant des outils courants (bureautique, Internet,
multimédia). C’est l’utilisation « monsieur tout le monde » qui est visée.
>>> Site
officiel de Redmond/Lycoris >>> Télécharger les images ISO
de Lycoris Desktop/LX
La Debian est attirante par son orientation « libre ».
Difficile à installer, quoi qu’en dise ses défenseurs, elle dégoûterait
rapidement de Linux un débutant qui souhaiterait l’installer. Elle se destine
encore pour quelques temps aux passionnés d’informatique qui veulent connaître
le fonctionnement de leur système et le maîtriser. Il n’empêche qu’une Debian
installée par un « Pro » pour le compte d’un débutant et suivant ses desiderata
sera certainement l’environnement de travail le confortable et le plus stable
qui pourrait exister.
>>> Site officiel de Debian >>> Télécharger les
images ISO de Linux Debian
La Suse qui a fait le choix de ne pas
proposer de téléchargement d’images ISO se prive certainement d’un nombre
importants d’utilisateurs. Par contre, ses défenseurs sont nombreux et on ne
compte plus sur les forums les utilisateurs qui incitent les nouveaux venus à
investir. Si vous commencez de zéro sous Linux et que vous souhaitez profiter du
confort d’avoir des manuels papiers, allez-y carrément et choisissez la Suse
Linux 7.2. Elle est chère mais la grande qualité de sa documentation vous ferra
rentrer dans le monde Linux avec plaisir. Les outils de configuration qu’apporte
cette distribution sont les plus conviviaux et puissants des cinq distributions
testés. Si par contre vous n’avez pas un centime à dépenser et que vous êtes
plutôt du type « bidouilleur », laissez tomber et hésitez entre la Mandrake et
la RedHat.
>>> Site officiel de Suse Linux
Si la Mandrake a su devenir populaire en peu de temps,
c’est qu’elle a su répondre aux besoins des utilisateurs en terme de simplicité
de prise en main. Le travail de Mandrake Soft se poursuit dans ce domaine en
vulgarisant l’utilisation du système Linux. On regrettera le basculement de
Mandrake Soft vers une optique plus « marketing » qui fait s’enchaîner les
nouvelles versions au dépend de la stabilité. Les plantages répétés des outils «
maison » durant les tests sont là pour en témoigner.
>>> Site officiel de Mandrake
Linux >>> Télécharger les images ISO de Mandrake Linux
Ayant
délaissé la RedHat il y a un ou deux ans lorsque j’ai découvert la Mandrake,
c’est avec plaisir que je l’ai redécouverte. Le meilleur qualificatif qu’on
pourrait lui donner est la sobriété. Pour un non débutant, l’installation est
évidente et sans fioritures. Les bureaux (KDE et Gnome) proposés sont légers et
clairs et les outils de configuration sont réduits à leur plus simple
expression. RedHat s’est contenté de créer les outils importants qui
manqueraient à un utilisateur moyen sans s’occuper du débutant. Il est
préférable de connaître les bases des fichiers de configuration de Linux pour
s’en sortir avec cette distribution.
>>> Site officiel de Linux RedHat
>>> Télécharger les images ISO de Linux RedHat
En
prenant un peu de récul par rapport à ces cinq distributions, on se prend à
espérer qu’une distribution puisse réunir (et je pense que c’est possible) :
- La simplicité d’installation pour un débutant de la Redmond et de la
Mandrake - La puissance des outils de configuration et d’administration de
la Suse - La stabilité et l’ouverture de la Debian - Le côté « sans
fioritures » de la RedHat agréable pour un non débutant
Bon choix.
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