Sharp-A serait, selon Sophos,
le premier virus rédigé en langage C# et s’attaquant au runtime .Net de Microsoft. Ses techniques de propagations sont
classiques –création d’une clef Sharp dans la ruche HKLM/Sofware, lancement par le truchement du dossier démarrage,
diffusion via un fichier .VBS…-. Le programme, aux dernières nouvelles,
n’aurait pas dépassé le stade de « virus en chambre ». Ajoutons enfin que
la pièce attachée contenant le virus est baptisée MS02-010.EXE, respectant
ainsi la structure de la nomenclature propre aux alertes Microsoft.
Ce qui, en revanche, change du train-train anti-viral
quotidien, ce sont les motivations de son auteur : Gigabyte/Metaphase serait une jeune damoiselle revendiquant le fait
que les personnes du sexe « dit faible » seraient toute aussi capable de pondre
des infections que leur homologues masculins. Après les « Billy the Kid » du code, voilà les « Calamity
Jane » du compilateur, qui voient dans le hacking un
medium d’émancipation digne des actions d’Olympe de Gouges ou de
Louise Michel. Une administratrice de réseau (ex-hackeuse
« noire » du réseau Pharaglass) nous avoue « Défendre un réseau IP, c’est avant tout
maîtriser les techniques de hack, que l’on soit homme ou femme, et il
faut bien avouer que les RSSI sont en général plus machistes que les DSI…
c’est pas peu dire. L’action de Gigabyte
est intolérable, mais je la comprends. Elle me fait penser à un passage de « Matrix » :
« Trinity… La Trinity qui a
piraté la basse de données des impôts ? Je pensais que c’était un homme
- C’est ce que pensent la plupart des hommes »