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Pour 2001, "Annus
horribilis" pour le respect de la vie privée en
Grande-Bretagne Tel est le constat dressé par
l'organisation Privacy International, qui a organisé
la quatrième édition des Big Brother
Awards au Royaume-Uni. Stigmatisant plus que jamais
les tentatives d'intrusions des sociétés et des agences gouvernementales. Les
services de renseignements de Sa Majesté, le ministère britannique de
l'Éducation et la société d'assurances Norwich Union sont les grands
"vainqueurs" de l'édition 2002
des Big Brother Awards (BBA) au Royaume-Uni. Ces prix, décernés le
4 mars à l'initiative de l'association Privacy
International, récompensent les sociétés ou les institutions à l'origine de
projets intrusifs pour la vie privée des citoyens. Cette "remise des
prix" se déroule actuellement dans une dizaine de pays, le Danemark et les
Pays-Bas étant les derniers à s'être s'aligné en janvier et février 2002. A
Londres, pour cette quatrième édition sanctionnant l'année 2001, le choix des
distingués s'est avéré particulièrement délicat, car de l'aveu même de Simon Davies, le directeur de Privacy
International, «il est devenu évident, au cours du processus d'évaluation que
les agences gouvernementales et les entreprises sont vraiment tombées très bas
concernant les violations de notre vie privée». «Nous
avons été pratiquement submergés par un torrent de nouvelles candidatures, dont
la plupart impliquent des technologies et des techniques qui sont hors du
contrôle de la loi et dépassent l'entendement du législateur», poursuit-il.
Exemple le plus flagrant: le projet du National Criminal
Intelligence Service, un service de renseignement du gouverneemnt,
qui a reçu la mention du «projet le plus effroyable». Déjà évoqué dans ces
colonnes l'an dernier en marge du dossier "Enfopol",
le NCIS a milité pour stocker les données de communication (numéros de
téléphone, contacts email et données de trafic internet)
de tous les citoyens britanniques pendant une durée record de sept ans. Norwich
Union s'est déplacé pour récupérer son trophée
De
son côté, le ministère de l'Éducation s'est vu décerner le BBA de
«l'organisation gouvernementale la plus abominable» pour, d'une part, avoir
créé un système permettant retracer le parcours des étudiants, et, d'autre
part, supprimé l'anonymat pour le recensement dans les écoles en 2002. Un des
conseillers personnels de Tony Blair, le "Cabinet Secretary"
Richard Wilson, a été intronisé «pire employé de la fonction publique». Le jury
a souhaité mettre en valeur «sa persévérance à s'opposer à la liberté de
l'information, à la protection des données et à la nécessité pour les ministres
de rendre des comptes aux citoyens». Fait
inhabituel, un représentant d'une des sociétés distinguées s'est présenté à la
London School of Economics,
où se tenait la cérémonie, pour récupérer son prix. Il s'agit de la société
d'assurances Norwich Union, récompensée parce qu'elle utilise des tests
génétiques pour détecter la présence de maladies graves chez ses futurs
clients, avant la signature de polices d'assurances vie. Privacy International a également remis une
récompense "positive" baptisée Winston (le prénom du héros dans le
roman d'Orwell, 1984) au
quotidien britannique The Daily Telegraph,
pour sa longue campagne contre les restrictions des libertés individuelles, qui
n'a pas fléchit malgré les événements du 11 septembre. La
député allemande au Parlement européen, Ilka
Schröder, a également été honorée pour son implication dans la commission
d'enquête sur le réseau de surveillance Echelon. Un prix qui rejoint celui reçu
en France par sa collègue des Verts Alima Boumediene Thiéry. En --->>> Shaka( Rudy) HelPC list
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